Fangirl, de Rainbow Rowell

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Hello les zamis!

Me voici de retour avec une chronique sur un roman coup de cœur, le deuxième après « Avant toi » de Jojo Moyes dont je vous ai parlé il y a peu. Sans plus attendre, commençons comme d’habitude par le résumé:

« Cath est fan de la série Simon Snow, comme le reste du monde. Sauf qu’elle ne se contente pas d’endosser le costume de son héros favori à chaque avant-première, elle va jusqu’à écrire la suite des aventures du jeune mage, et publie ses histoires sur un site où sa fanfiction est suivie par des milliers de lecteurs. Tout bascule le jour où Wren, sa sœur jumelle, qui partage sa passion depuis toujours, décide de faire chambre à part sur le campus universitaire. Alors que Wren s’apprête à profiter dignement des joies de la vie étudiante, Cath est soudain projetée dans un univers hostile où elle va devoir se confronter à des gens bien réels : son père, publicitaire qui frise le surmenage, une prof de littérature qui méprise la fanfic, une coloc un peu revêche et un petit ami envahissant… » (Google Books)
J’avais découvert Rainbow Rowell avec « Eleanor and Park », qui avait été mon premier coup de cœur depuis que je m’étais replongée assidument dans la lecture. Aussi, j’avais assez rapidement investi dans un autre roman de l’auteur; mais, craignant d’être déçue après le flot d’émotions que j’avais ressenti à la lecture du premier roman, j’avais plus ou moins consciemment décidé de le mettre de côté. Et il y est resté… Pas loin d’un an je dirai!! Toujours est-il que finalement je me suis ENFIN décidée à le lire…. Et bien qu’Est-ce que j’ai pu avoir tord d’avoir autant traîné pour le faire!!
Nous suivons donc ainsi l’histoire de Cath, une jeune femme de tout juste 18ans qui préfère son monde imaginaire à la réalité. Elle préfère écrire une fanfiction sur son univers préféré plutôt que d’affronter « la vie réelle ». Et là, rien qu’avec ce personnage, Rainbow Rowell avait conquis mon cœur. Car à travers Cath, et bien c’est un peu de moi que je retrouvais. Parce que figurez-vous que dans mes années de fac je m’étais moi aussi essayée à la fanfiction. A l’époque, j’écrivais sur l’univers de « Stargate Atlantis ». Quelque peu frustrée que les scénaristes n’aient jamais fait naître de relation amoureuse entre deux personnages (Le Colonel Shepard et Teyla, pour ceux qui connaissent un peu!), je m’étais livrée à l’exercice, afin de créer cette idylle que j’aurais alors tant aimé voir à l’écran. Bref, tout ça pour vous dire que j’ai d’emblée aimé d’amour le personnage de Cath, car tout comme elle, j’ai toujours préféré l’imaginaire au réel. Dans l’imaginaire, on décide de tout, tout est sous contrôle, tout se passe exactement comme on le souhaite, et c’est ce qui plaît à Cath. La jeune femme est assez solitaire, a tendance à avoir peur de tout, et à se sentir « à part » dans le monde réel. Elle tente de gérer sa nouvelle vie d’étudiante malgré tout, quelque peu rejetée par une sœur jumelle qui a envie de vivre sa vie « en solo ».
Dans cette nouvelle vie, Cath fait des rencontres, même si elle ne cherche jamais à en faire au final. Ces dernières semblent s’imposer à elle, et l’amènent tout doucement à se dégager quelque peu de son refuge, de son univers, pour vivre sa vie, ce qui ne se fait pas sans encombre!! J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires: Wren, la jumelle qui semble vivre la vie parfaite, mais qui au fond cache un certain mal être, le papa qui essaie de gérer la séparation d’avec ses filles comme il le peut, la coloc complètement déjantée mais attachante, et Lévi, ce garçon qui est constamment fourré dans la chambre de Cath et Reagan (la coloc). D’autres viendront s’ajouter à l’histoire, chacun apportant quelque chose à l’entrée dans le monde des adultes qu’opère Cath.
Ce roman aborde ainsi le passage difficile de la vie d’ado à celle d’adulte; passé le lycée il nous faut grandir, faire des choix de vie, et parfois on n’en a tout simplement pas envie, ou on n’est pas prêt à le faire. C’est exactement ce qui se passe pour Cath. Rainbow Rowell a ainsi su une fois encore me conquérir, avec cette histoire à la fois simple et compliquée, très bien écrite, et très attachante. Pour tout vous dire, elle m’a donné envie de me remettre aux fanfictions!!! Et sachant que l’auteure a par la suite sorti « Carry On », qui n’est ni plus ni moins que la fanfiction de Cath, je n’ai qu’une envie: investir dans ce nouveau roman, même si pour l’heure il n’est sorti qu’en V.O, donc en anglais!
Fangirl est une valeur sûre, vous ne serez pas déçu, alors foncez!!!!
Fangirl, de Rainbow Rowell
Aux Editions CastelMore
2014 (édition française)
508 pages
16,90 euros
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La petite boulangerie du bout de monde, de Jenny Colgan

La_petite_boulangerie_du_bout_du_monde

 

Bonjour !

Me voici voilà de retour avec une chronique d’un roman feel good, ma foi bien sympathique dans son ensemble. Sans plus tarder, commençons comme d’habitude par le résumé:

« Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Elle s’installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d’une boutique laissée à l’abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu’il n’y a plus dans le village qu’une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s’échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d’échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l’esprit d’entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu’un simple  » break  » devient l’entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante. Un feel good book qui, sur fond de crise économique prône des valeurs de partage et d’entraide. Un ton bienveillant et drôle, pour une histoire romantique avec quelques accents mélancoliques qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. » (Babélio)

Si j’aime lire des livres aux styles très différents, je dois bien avouer que j’ai toujours eu une attirance particulière pour les romans « feel good », c’est à dire, pour ceux qui ne le sauraient pas, les bouquins qui mettent du baume au cœur, qui font du bien tout simplement. Quand j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai tout de suite eu envie de le découvrir. Après tout, qui n’a jamais rêvé de quitter les ennuis du quotidien pour tout recommencer ailleurs, dans un lieu calme, agréable, et propice à l’application du célèbre « Carpe Diem »? En ce qui me concerne, cela m’ait arrivé plus d’une fois!

C’est donc le choix que fait Polly, notre personnage principal, qui se retrouve seule, pommée, et fauchée, après une séparation difficile. Elle débarque dans un petit patelin sans prétention, ne pouvant s’offrir qu’une location dans un lieu laissé à l’abandon par sa propriétaire acariâtre. Mais, dans son malheur, la jeune femme va faire la connaissance de gens simples, qui lui redonneront foi en la vie, et l’aideront à trouver un nouveau chemin de vie à explorer. Parmi ces gens comptent notamment des marins, qui lui souffleront l’idée de faire ce qu’elle ne considérait jusqu’alors que comme un passe temps: la fabrication de pains et douceurs en tous genres. C’est ainsi grâce à ces intermédiaires là, mais aussi à Neil l’oiseau de mer attachant, Huckle l’apiculteur rempli de mystères, Reuben, le riche excentrique, et Kerensa, la meilleure amie loufoque, que Polly va ENFIN se permettre d’être elle-même, et de se construire cette vie, certes insoupçonnnée, mais qui au final la rendra heureuse.

Bien entendu, le roman est parsemé de doutes, de petits et gros malheurs, de révélations, faisant de cette histoire une histoire « douce amère » par moments, comme le bonheur que trouve progressivement le personnage est parsemé d’embûches. Chaque personnage a son importance et son rôle à jouer dans l’histoire, donnant ainsi à cette dernière une richesse incroyable. Bien sûr, on ne peut que s’attacher à Polly, avançant à son rythme, et espérant qu’elle finisse enfin par être heureuse.Je dois cependant dire qu’en ce qui me concerne j’ai été un peu déçue par la fin du roman (disons les 50 dernières pages). J’ai trouvé que tout s’accélérait, allait trop vite d’un coup. Ce qui était agréable jusqu’alors, c’était justement que l’auteure avait pris le temps de poser l »histoire, de la développer, et ce rythme était pour moi en parfaite adéquation avec le chemin que parcourait Polly pour trouver la paix, une certaine harmonie. Et paf! Voilà que d’un coup d’un seul tout s’enchaîne, sans prendre le temps d’être posé. C’est dommage parce que ça m’a laissée une impression de « bâclée », alors qu’au demeurant j’avais vraiment bien accroché.

Ce petit bémol ne m’a cependant pas empêché de trouver ce roman feel good très sympa, faisant du bien, donnant envie de voyager là bas, dans les Cornouailles. Si vous cherchez à passer un bon moment, je ne peux évidemment que vous le conseiller!

 

La petite boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan

Aux Editions Pocket

2015 (Edition française)

496 pages

8 euros