The book of Ivy, d’Amy Engel

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Chalut les zamis!!

Nouvelle chronique, d’un autre roman « cadeau de Noël ». Ayant lu pas mal de bonnes, voir très bonnes critiques, sur ce roman, c’est donc sans traîner que je m’étais mise à la lecture. Comme d’habitude, on commence avec le résumé:

« Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes. » (Résumé des Éditions Lumen).

Fan des univers post apocalyptiques, ce fut donc sans la moindre hésitation que j’ai plongé tête baissée dans ce roman. Tous les ingrédients étaient là: une société fragile suite à la guerre, divisée entre les gagnants et les perdants qui se sont affrontés jadis pour obtenir le pouvoir. Deux ados, qui se retrouvent à cause de leurs aînés obligés de se marier, et dont l’un d’entre eux, Ivy, se voit dotée d’une terrible mission: tuer le fils du président, celui qui doit devenir son mari. Elle se retrouve être l’arme destinée à renverser un pouvoir injuste, forçant les enfants des gagnants et des perdants forcés à se marier, manière quelque peu perverse de maintenir la paix. L’univers me plaisait bien, mais, je dois bien l’avouer, et j’en suis désolée, ce roman m’a tout de même un peu déçue…

Je m’explique: ce premier tome, puisque ce roman en est composé de deux, est, selon moi, trop centré sur la romance naissante, sur un Bishop et une Ivy qui apprennent à se connaître, à s’apprivoiser, qui se découvrent finalement des points communs, et qui malgré eux apprennent à s’apprécier. C’est vraiment bien écrit, mais peut-être m’attendais-je à ce que l’univers, sombre, avec ces injustices, ces complots sous jacents et ces histoires de famille regorgeant de secret, soit développé de manière égale par rapport à la romance. Et, pour moi, cela n’a pas été le cas. Ce que j’aime dans les dystopies, c’est la noirceur de ces univers. Bien entendu, dans ces univers transparaît souvent un amour naissant, des amitiés, mais j’aime que ces deux points, le monde post apocalyptique, et les personnages qui y prennent place, aient une importance équivalente. Ici le côté sombre que j’aime tant ne ressort pleinement qu’en fin de roman, ce qui me donne d’ailleurs envie de lire la suite, puisque cette dernière me laisse présager qu’elle sera sans doute plus sombre, avec une héroïne qui je l’espère se révèlera, et deviendra, ce personnage de survivant que j’apprécie tant!

Ne vous méprenez pas, j’ai malgré tout apprécier l’histoire, et je trouve les personnages très intéressants. Ivy se révèle être une ado fragile « formatée » par un père et une sœur calculateurs, en quête du pouvoir, et prêts à tout pour l’obtenir. Peut-être d’ailleurs ai-je été déçu par le côté un peu vulnérable de la jeune femme, m’attendant probablement à une personnalité plus dure… Mais sa famille, à ce niveau-là, rattrape plutôt bien les choses! J’ai trouvé dommage qu’Ivy baisse aussi rapidement sa garde avec Bishop, même s’il faut bien avouer que ce dernier à tout de l’homme parfait! Ces deux là se ressemblent bien plus qu’ils n’auraient pu se l’imaginer, Bishop étant bien moins à l’aise avec sa vie, et avec la façon de gouverner de son père, qu’Ivy ne l’aurait pensé. Je crois que j’aurais aimé que ce soit plus compliqué entre eux, qu’il y ait plus de difficultés, de jeux aussi… Les Lattimer, le président et sa femme, sont aussi très bien étudiés. Lui semble à l’écoute, ouvert, et assez compréhensif, ce qui surprend vite la jeune Ivy, et cache un secret qui sans nul doute changera la donne. Mme Lattimer quant à elle est une femme froide qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, quitte à déplaire, ce qui est d’ailleurs souvent le cas!

Vous l’aurez compris, si ce roman ne m’a pas entièrement convaincue, j’ai tout de même envie de me plonger sans tarder dans sa suite, espérant y trouver ce qui m’a manquée dans ce premier tome!

PS: Je ne peux pas m’empêcher de me demander à quoi renvoie le titre du livre… Doit-on le comprendre comme étant une sorte de journal…? Si vous en savez plus que moi n’hésitez pas à laisser un commentaire!

The Book of Ivy, d’Amy Engel

Aux Éditions Lumen

2014

342 pages

 

 

Les amis du paradis, de Caroline Vermalle

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Hello hello!

Voici un nouvel article sur le dernier roman d’une auteure qui fait sans aucun doute partie de mes auteurs préférés au monde! Sans plus tarder, le résumé:

« Un petit village sous la neige et dans la tempête, une magnifique histoire d’amour, de solidarité et d’amitié qui fait croire à la magie de Noël…

Antoine est un jeune homme timide qui rêve d’être un héros. Rose est une violoncelliste de talent, mais qui a perdu sa flamme intérieure. Et le Paradis est un somptueux cinéma, où le vieux Camille invite à rêver en projetant des films tous les dimanches soirs. Lors d’une nuit glaciale, une tempête de neige enveloppe le petit village, et Camille meurt. C’est à Antoine qu’il revient de continuer à faire vivre le Paradis, seule animation du village.
Mais des choses étranges se passent. Dans le cœur solitaire d’Antoine, Camille n’a pas disparu, il est même là qui lui parle et le conseille chaque fois qu’Antoine se retrouve seul dans le cinéma, presque abandonné.
Et puis surtout la mairie décide de vendre le Paradis, et le promoteur qui compte l’acheter va le détruire pour profiter du terrain. Soudainement Antoine n’est plus seul et c’est tout le village qui va se battre pour sauver le cinéma de Camille, la mémoire du village. Même Rose, la discrète musicienne, revenue dans la maison de son enfance depuis quelques semaines…
Se souviendra-t-elle d’Antoine avec qui elle avait joué, enfant, aux châteaux de sable, plusieurs juillets de suite ? Est-ce seulement dans les films projetés au Paradis que des femmes comme Rose tombent amoureuses d’hommes comme Antoine ? » (site des Éditions Belfond)

J’avais juste aimé d’amour le premier roman que j’avais lu de Caroline Vermalle, « L’île des beaux lendemains », dont vous pouvez trouver la chronique ici. Ce fut donc sans aucune hésitation que j’avais commandé son nouveau roman pour Noël. Et, une fois de plus, je ne fus pas déçue, bien au contraire! Caroline Vermalle a pour moi ce don de raconter l’histoire de personnages « ordinaires », qu’on pourrait croiser dans notre quotidien, et d’y apporter une beauté, une pureté, une magie, juste extraordinaires.

Nous suivons donc ici l’histoire d’Antoine, un jeune homme qui n’a jamais quitté sa ville natale, et qui depuis tout petit aime fabriquer, réparer les choses. Antoine, vivant de petits boulots, semble avancer dans sa vie tel un robot, sans buts, sans envies, se contentant d’avancer, parce qu’il le faut bien. Il n’a jamais oublié Rose, avec qui il jouait enfant, et qui est probablement la seule personne à avoir jamais su « animer » son cœur. Lorsque cette dernière revient à Villerude pour fuir une vie certes faite de succès, mais qui l’a rendue malheureuse, Antoine semble « reprendre vie », mais le sort s’acharne lorsque Camille, un vieil homme qui finalement était son seul ami, meurt. Tenir le Paradis, ce cinéma  que chérissait tant Camille, devient alors non seulement un but dans la vie d’Antoine, mais représente aussi ce qui le relie à Rose, qui n’a pas encore reconnu en lui son ami d’enfance.

Aussi, lorsque l’homme le plus riche de Villerude rachète le cinéma pour en faire un parking, Antoine, ainsi que plusieurs habitants de la ville, membres de l’association des « Amis du Paradis », décident de ne pas se laisser faire, et de se battre pour sauvegarder ce lieu faisant partie intégrante de la vie de chacun. Si Antoine n’avait jusqu’à présent jamais été du genre à s’investir, et ce dans tous les domaines de sa vie, la présence en ce lieu du fantôme de Camille, son ami, son confident, son conseiller, lui donne envie de se battre, et l’embarque dans une aventure qu’il n’aurait jamais vécu autrement. Quant à Rose, elle tente de faire le point sur sa vie, pour voir quelle nouvelle direction elle souhaiterait donner à cette dernière. Dans son combat pour se re-trouver, sa rencontre avec Antoine va venir réveiller bien des souvenirs, et va progressivement faire revenir en elle l’envie de vivre, de jouer de nouveau, de vivre.

J’ai beaucoup aimé la complexité des personnages: Antoine est un homme qui ne sait finalement pas encore qui il est, qui il veut être. Il est perdu, et ce sont finalement ses proches, à savoir Camille le fantôme, Personne le petit chien de ce dernier dont il a hérité à sa mort, et Rose, qui vont l’aider, sans le savoir, à se trouver et à l’amener du côté de la vie. Rose est quant à  elle une jeune femme qui avait en apparence tout pour être heureuse, et qui pourtant s’éteignait progressivement. Elle a tout quitté pour tenter de se retrouver. Camille se révèle être un fantôme plein de fantaisie et de bons conseils, et Personne est un compagnon qui va aider Antoine à avancer, un compagnon de tous les instants qu’il va embarquer dans sa grande aventure. Bien entendu, d’autres personnages sont présents dans ce roman, et ont chacun leur importance, mais vous savez que je n’aime pas trop en révéler!

Caroline Vermalle a une écriture qui me parle beaucoup, empreinte à la fois d’une simplicité qui fait qu’on peut facilement s’y retrouver, mais aussi d’une beauté,  d’une pureté que j’adore! Vous l’aurez compris, j’ai encore aimé d’amour ce roman, que je ne peux que très chaudement vous recommander. De nombreux passages de ce livre m’ont beaucoup touchée, et, pour terminer cette chronique, je voudrais vous en faire partager un:

 » Elle releva la tête, et Antoine vit pour la première fois qu’elle était si près de lui qu’il pouvait sentir sa chaleur. Leurs yeux plongèrent les uns dans les autres. Antoine sentit que les étoiles, la lune et toutes les lignes de la main le poussaient vers cette rencontre douce. Aucun des deux n’avait bougé pourtant. Mais la possibilité infime du baiser était entre eux, toujours en suspens; il fallait seulement que l’un d’eux s’approche ou recule pour que tout l’univers soit réécrit. »(p158)

Les amis du Paradis, de Caroline Vermalle

Aux Editions Belfond

2015

253 pages

 

Flocons d’amour, de Maureen Johnson, John Green, et Laureen Myracle

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Bonjour à toutes et à tous!

Tout d’abord, je vous souhaite une très belle année, puisse-t-elle vous apporter le meilleur!

Me voilà de retour pour une nouvelle chronique, sur un roman qui fleurait bon les vacances de Noël. Je l’avais dans ma PAL depuis un petit moment, et attendais les fêtes pour me plonger dedans, puisque les 3 histoires prennent place à cette période de l’année justement. Je dois avouer que j’ai mis un peu de temps à le lire, interrompu malheureusement par la perte d’un être cher. Bon, clôturons là cette petite parenthèse perso’ et commençons par le commencement, le résumé:

« 24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieux de nulle part qui vous ferait presque oublier le repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace. »

Alors… Voici 3 histoires écrites par 3 auteurs. La première, écrite par Maureen Johnson, nous raconte l’histoire de Jubilé, une jeune femme qui se voit obligée de prendre un train le 24 décembre pour aller passer Noël chez ses grands-parents, ses parents, amateurs de ces petites maisons de Noël qu’ils collectionnent avec ferveur, venant de se faire arrêter lors d’une altercation liée à cette quête de pièces à rajouter à leur collection. Furieuse, Jubilé quitte alors à regret sa maison, et son petit ami Noah, ignorant qu’elle va vivre une aventure qui changera le cours de son existence jusque là tranquille. Cette première histoire était vraiment très sympathique. Jubilé affronte la tempête, bloquant son train, se retrouvant dans une « Waffle house » (une chaîne de restaurant spécialisée dans les gaufres) où elle va rencontrer Stuart, un gars du coin, qui va, bien que ne la connaissant pas, l’inviter à passer Noël chez lui. Les deux jeunes gens vont se découvrir durant leur périple dans la neige pour se rendre jusqu’à la maison du jeune homme, et chacun va, sans le vouloir, permettre à l’autre d’ouvrir les yeux sur bien des choses, et, d’une certaine manière, se découvrir. J’ai aimé le côté inattendu de cette rencontre, puisqu’en premier lieu c’est un garçon prénommé Jeb qu’elle rencontre dans le train, et je m’étais alors dit que ce serait autour de ces deux là que prendrait lieu l’histoire, alors que non, pas du tout! Les personnages sont attachants, drôles aussi; l’histoire est belle et bien écrite, terminant comme elle devait l’être, nous laissant le sourire aux lèvres.

La seconde histoire, écrite par John Green, nous raconte l’histoire de Tobin et de ses amis, JP et Angie, surnommée « Le Duc », qui décident d’affronter la tempête suite à un coup de fil passé par un camarade de classe, qui se trouve être un employé de la Waffle House où avait atterri Jubilé. On comprend ainsi que les histoires sont liées, ce qui est une très bonne surprise. Des pom pom girls qui se trouvaient elles aussi dans le train de Jubilé ont investi les lieux, ce qui, bien évidemment, représente pour les garçons une raison plus que suffisante pour affronter la neige et tenter leur chance auprès de ces demoiselles. Bien entendu, le chemin pour se rendre sur les lieux sera semé d’embuches, et permettra aux personnages de se découvrir autrement, au moins pour deux d’entre eux. J’ai moins aimé cette histoire, trop prévisible à mon goût,et aux personnages moins attachants. Ce que j’y ai préféré finalement, c’était de retrouver des personnages de la première histoire, même s’ils n’étaient qu’évoqués.

Enfin, la dernière histoire, écrite par Lauren Myracle, est racontée par Addie, une jeune femme qui se trouve être l’ex petite-amie de Jeb, qu’on avait découvert dans le premier récit, et qui avait alors confié à Jubilé que cette dernière l’avait trompée. Addie, totalement abattue par son acte qui a mis fin à leur histoire, se lamente ainsi sur son sort, jusqu’à une mission lui soit confiée: aller récupérer dans une animalerie un cochon nain qu’elle et sa copine Dorrie ont acheté pour le Noël de leur amie Tegan, fan des cochons en tous genres. Si au départ cette mission vire à la catastrophe, elle va permettre à Addie de sortir de ses lamentations et de son égocentrisme, pour évoluer, changer. J’ai aimé « détester » Addie, une ado centrée sur sa petite personne; j’ai aimé voir son envie de changer, et son évolution progressive. Et enfin, plus que tout, j’ai adoré retrouver TOUS les personnages des 3 récits dans le Starbucks où travaille Addie. Ces « retrouvailles » permettent de clore de façon parfaite ce roman écrit à 6 mains. On ne pouvait franchement pas mieux faire!!!

En résumé, je dirai que j’ai trouvé ce roman sympathique,nous mettant bien dans l’ambiance neige et Noël, avec une bande d’adolescents se retrouvant plongés dans des aventures au premier abord catastrophiques, mais qui au final auront chacune un dénouement heureux, et permettront à ces personnages d’évoluer. Ce n’est donc pas un coup de cœur, mais c’est un bon roman à lire pendant les fêtes!

 

Flocons d’amour, de Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle

Aux Editions Hachette

2010

346 pages

 

Le plus bel endroit du monde est ici, de Francesc Miralles et Care Santos

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Bonjour les zamis!

Me voilà de retour après une LONGUE absence, mais avec les travaux de ma maison et le déménagement, je dois bien avouer que le cœur n’était pas vraiment à la lecture!

Bref, je suis finalement de retour, avec une nouvelle chronique sur un livre absolument MERVEILLEUX. Sans plus attendre, voici le résumé de cette belle histoire: « Iris, âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l’irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n’avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d’aller s’asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l’y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d’Iris. Pendant six jours d’affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l’eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu’elle ne le reverra plus. Ce qu’elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s’écouler avait quelque chose de magique… Au sens propre du terme. » (Babelio)

J’ai trouvé ce livre totalement par hasard dans un petit supermarché de quartier. C’était juste après les évènements terribles qui nous ont secoués en novembre, je cherchais… Du réconfort, et ce livre m’a sauté aux yeux, il n’y a pas d’autres mots. Ce fut donc un achat spontané, totalement irréfléchi, et hasardeux, on peut le dire, puisque je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et ce fut une magnifique surprise!

Nous suivons donc ici l’histoire d’Iris, une femme qui n’attendait plus rien de la vie, et qui pensait d’ailleurs sérieusement à y mettre fin. Mais il s’avère finalement que ce fut à cet instant précis où elle n’attendait plus rien de la vie qu’une lueur d’espoir va l’amener dans un lieu semblant sorti de nulle part et emprunt de magie, un lieu qui disparaîtra aussi vite et aussi mystérieusement qu’il était apparu. Cette magie, dont est teinté l’ensemble du roman, n’a rien à voir avec celle (tout aussi géniale!) d’Harry Potter pour donner un exemple. Il s’agit plutôt ici d’une magie semblable à celle qui peut remplir nos rêves, une magie qu’on aimerait tous rencontrer dans nos vies.

Iris va, dans ce café extra ordinaire, faire deux rencontres improbables et qui vont changer le cours de son existence.Elle va ainsi faire la connaissance d’un bel italien on ne peut plus mystérieux qui lui donnera des conseils aussi énigmatiques qu’avisés, mais aussi d’un magicien, propriétaire de ce lieu magique et atypique, qui lui jouera des tours et lui fera des cadeaux qui s’avèreront d’une aide primordiale dans la reconquête de son existence. Ces deux rencontres vont ainsi être à la base d’un changement, d’une évolution progressive de la vie de notre héroïne, qui va tout doucement retrouver goût à la vie. Luca et le magicien  sont les guides de cette histoire, les « anges-gardiens » d’Iris. Si ces deux rencontres sont sans conteste initiatrices d’une toute nouvelle vie pour notre personnage, cette dernière va faire d’autres rencontres: elle va en effet retrouver son tout premier amour, et va croiser la route d’une conseillère immobilière, et ces deux êtres vont eux aussi avoir leur importance dans l’évolution d’Iris, dans son avenir qu’elle cherche à s’approprier, à se construire. Chaque personnage a ainsi son importance, et est, unique, des plus intéressant.

La jeune femme va apprendre à vivre dans le présent, à se délivrer de son passé, pour enfin s’autoriser à avancer, et être heureuse. Ce personnage réaliste est très attachant; on suit son histoire, semblable à un conte philosophique, et on espère à chaque chapitre qu’elle va se rapprocher du bonheur. Ce roman est constitué de multiples petits chapitres, chacun ayant un titre quelque peu énigmatique nous donnant envie de savoir de quoi il retourne. Comme vous le savez, je n’aime pas trop en dévoiler dans mes chroniques, pour laisser tout le plaisir de découvrir l’histoire dans ces moindres détails. Mais ce que je peux vous dire, c’est que ce livre est juste UN BONHEUR, une petite merveille à consommer sans modération. C’est beau, touchant, mêlant le réel à l’incroyable, l’irréel, quelque chose de poétique, de magique. Une fois commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter soyez-en sûrs!

Le plus bel endroit du monde est ici, de Francesc Miralles et Care Santos

Aux Editions Pocket

2010

188 pages

Maybe Someday de Colleen Hoover

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Bonjour les zamis!

Me voici de retour pour un nouvel article sur ce sublime roman de Colleen Hoover: Maybe Someday. Commençons, comme toujours, avec le résumé:

« À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable… Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions. »

Alors…. J’ai connu Colleen Hoover en lisant les articles de Samounette sur son blog qui, je dois bien l’avouer, fait partie de mes sources d’inspirations pour mes lectures ( N’hésitez pas d’ailleurs à aller faire un tour sur son blog dont voici l’adresse: http://sur-l-etagere.blogspot.fr/ ). Sam m’avait mis l’eau à la bouche en vantant à corps et à cri cette auteure, et a ainsi éveillé ma curiosité. Je dois bien avouer que les couvertures des romans en version française, ainsi que les résumés, ne me faisaient a priori pas plus envie que ça (et quel dommage!!!), mais j’ai tout de même craqué et ai investi dans ce roman.

Et quelle révélation, quel coup de cœur pour cette histoire, pour cette auteure, pour ce style!! Nous suivons donc ici l’histoire de Sydney, jeune femme pour qui la vie semblait a priori couler de source, avant que les aléas de la vie ne la rattrapent finalement, et fassent d’elle… Une SDF. Ridge, jeune homme mystérieux et voisin musicien de Sydney, recueille cette dernière, et c’est ainsi que tout commence.

Comme à mon habitude, je fais le choix de ne pas trop vous en dire, enfin… Disons de vous en dire juste assez pour, espérons le, vous mettre l’eau à la bouche. Dans ce roman, nos personnages principaux sont réunis par la musique, qui est au cœur de cette histoire. Elle est ce qui les a rapprochés, puisqu’avant même de se connaître Sydney aimait s’installer sur son balcon pour écouter son voisin jouer de la guitare, installé lui aussi sur son petit coin d’extérieur. Colleen Hoover a fait le choix absolument génial de travailler avec un artiste, Griffin Peterson, pour qu’ils créent ensemble des chansons retraçant l’histoire de nos personnages, qui vont se découvrir en composant ensemble ces chansons. Ridge souffrait du syndrome de la page blanche; Sydney va devenir sa muse, écrivant les paroles des mélodies qu’il va composer. Ce véritable travail artistique qu’a entrepris Colleen Hoover, avec Griffin Peterson, avait dores et déjà conquis mon petit cœur d’artichaut, puisque pour moi cela montrait l’implication, la dévotion totale de l’auteure à ses œuvres. Et Dieu sait que je suis en admiration totale devant ces gens qui sont passionnés par leur métier, et qui font preuve d’une belle créativité.

Bref, pour en revenir au roman: je m’attendais au départ à une romance « classique », mais le fait est qu’on en est loin! Sydney et Ridge apprennent à se connaître en composant, et ils communiquent essentiellement via l’écriture, et le contact physique (vous saurez pourquoi en lisant ce livre 😉 ). Ces modes de communication les amènent à se dévoiler probablement plus qu’ils ne l’auraient fait oralement. Chacun parle, livre, peut-être plus librement ses ressentis, ouvrant son cœur à l’autre. Leur histoire est loin d’être banale, mais aussi loin d’être facile, même si elle sonne rapidement comme une évidence. Différents obstacles se dressent sur leurs routes, amenant doutes, remises en questions, et prises de distance. Car oui, nos chouchous ont des valeurs, auxquels ils se rattachent à corps perdus, maintenant ainsi une distance douloureuse entre eux. Tout ne se passe pas « comme sur des roulettes », et c’est encore une chose qui m’a fait adorer ce roman.

« Maybe Someday » est ainsi une romance originale, qui sait nous surprendre, nous faire vibrer. Les personnages sont complexes, attachants, et nous font espérer jusqu’au bout que la vie finisse ENFIN par se décider à les rapprocher, à les lier. La présence de chansons écrites pour le livre apporte sans aucun doute un intérêt supplémentaire à cette lecture, même si le style d’écriture, très juste et très poétique, avait déjà suffi à me conquérir!

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, je peux vous affirmer que ce livre figure parmi mes GROS coups de cœur, et que je ne peux que vous le recommander plus que chaleureusement. Et j’en profite pour remercier Sam alias Namoureuse pour m’avoir fait découvrir Colleen Hoover!!

Maybe someday, de Colleen Hoover

Aux Editions Hugo Roman

2015

374 Pages (sans les traductions des chansons!)

Pour un soir seulement (journal sexuel d’une ex petite moche) de Thomas Raphaël

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Me revoici, après un petit temps je sais, avec un nouvel article concernant un roman que j’ai adoré!! Sans plus attendre, le résumé:

« Julie doit se faire opérer, elle risque de ne pas se réveiller. La veille, elle modifie son annonce sur un site de rencontres. Son « pour la vie » devient « pour un soir seulement ». En moins de deux heures, elle reçoit 154 messages. Du jamais vu. Alors elle décide de repousser l’opération. Indéfiniment? Avec humour et fantaisie, le journal de Julie raconte une histoire de désir. Comment répondre à celui des autres quand on n’assume pas le sien ? »

Voilà encore un livre qui « fait du bien ». On y suit donc l’histoire de Julie, jeune trentenaire travaillant à son compte, et célibataire endurcie, qui, suite à la découverte (plutôt rocambolesque!) de son anévrisme au cerveau va décider qu’elle se doit désormais de « vivre sa vie pleinement », et pour elle, il semblerait que cela passe par un lâcher prise d’ordre sexuel.

Au delà de la thématique des sites de rencontres, et de la sexualité, ce roman traite avant tout d’une quête de sens. Julie, à travers toutes ses péripéties relatées à travers un journal, cherche avant tout à savoir qui elle est, et surtout où elle veut aller, quelle direction elle souhaite donner à son existence. Sa volonté de ne rencontrer des hommes que « pour un soir seulement » l’amènera à faire des rencontres qui bouleverseront son existence, et qui l’amèneront à se découvrir. Julie apprendra ainsi que lâcher prise est loin d’être chose facile pour elle, et qu’elle a, comme tout un chacun, des failles, un manque de confiance en elle qui l’empêcheront d’avancer comme elle l’aurait voulu.

Ce roman m’a beaucoup fait rire (le personnage raconte ses différentes péripéties avec beaucoup d’humour et des images bien senties), m’a beaucoup touchée aussi. Par certains côtés, je me retrouvais en Julie, cette jeune femme active, prise par le temps, ne cherchant qu’à se trouver, mais ayant bien du mal à y parvenir. J’admire l’adresse, et la justesse, avec laquelle Thomas Raphaël a donné vie à ce personnage féminin. Les sentiments, les ressentis, tout est juste magnifiquement décrit. On pleure, on rit (surtout, heureusement!). On a réellement envie que Julie parvienne ENFIN à trouver son équilibre, qu’elle soit heureuse, et en bonne santé.

C’est un vrai roman « feel good », dans la lignée du « Journal de Bridget Jones », mais avec sa propre patte, SON histoire. Vous l’aurez sans doute compris: si vous cherchez un roman qui fait du bien, précipitez-vous sur celui-ci, vous ne serez pas déçus! Personnellement, il est certain que je lirai les deux autres romans parus de l’auteur!!

Pour un soir seulement (journal sexuel d’une ex petite moche) de Thomas Raphaël

Aux Éditions Flammarion

2015

413 pages

15,90 euros

L’île des beaux lendemains de Caroline Vermalle

9782266249362

Salut les zamis!

Me revoici avec un nouvel article sur un roman qui est un super méga coup de cœur!! (oui je sais, ça fait beaucoup, mais il le vaut bien!). Sans plus attendre, commençons par le résumé:« À 73 ans, déçue par une existence sans saveur et sans réel amour, Jacqueline Le Gall décide de prendre un nouveau départ. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour saisir la vie à bras-le-corps.

À soixante-treize ans, Jacqueline découvre que son cœur en a dix-sept et abandonne tout, décidée à remonter le temps vers les promesses de sa jeunesse. Marcel, son époux délaissé, affronte la descente de la Loire et toutes les rivières de l’enfer pour partir à sa recherche. Leurs chemins croisent ceux de Paul, ancien prêtre et amateur astronome, fasciné par une étoile morte à l’aube du monde, et de Nane, aristocrate gouailleuse et rebelle, qui panse les plaies des âmes en peine avec les douceurs de l’Île-d’Yeu. C’est auprès d’elle que Jacqueline fera le plus beau des apprentissages : celui de la liberté.

Ils ont trois cents ans à eux quatre, et leur aventure commence tout juste. Tissée de poésie, d’espoir et de lumière, l’histoire de gens ordinaires qui découvrent qu’il n’est jamais trop tard pour devenir soi-même. » (résumé Babélio)

Aimant tous types de lecture, ou presque, j’avais envie de changer un peu, et de me replonger dans un genre que j’aime beaucoup, le « feel good ». En furetant un peu sur le net, je suis tombée sur le résumé de ce roman, qui m’a tout de suite plu (Bon, après l’avoir lu, je ne l’aurais pas forcément classé dans cette catégorie, mais bon je l’aime quand même!!). Parce qu’un roman ayant pour personnages principaux des personnes âgées est chose assez rare, parce qu’aussi je travaille auprès de cette population, j’ai vraiment eu envie de « tenter l’aventure », avec tous ces « héros » du quotidien.

« L’île des beaux lendemains » nous parle ainsi en premier lieu de Jacqueline, une femme ayant cette désagréable impression d’être passée à côté de sa vie. Arrivée à un âge avancé, elle semble prise d’un besoin pressant de quitter ce mari, Marcel, que ses parents lui ont imposé, pour retrouver sa cousine Nane, qui était comme sa sœur, et qu’elle n’a plus revu depuis 50ans. Nane, elle, a « osé » vivre sa vie telle qu’elle l’entendait et, auprès d’elle, Jacqueline espérait retrouver sa jeunesse perdue, gâchée, lui donner un second souffle. Mais on ne peut refaire sa vie, du moins le croit-elle…

Le départ impromptu de Jacqueline va pousser Marcel à accomplir un vieux rêve laissé de côté; Paul, quant à lui, va, en plus de l’encourager, devoir faire face à ses propres regrets et questionnements existentiels.

Ce roman parle des bouleversements qui peuvent survenir à un moment de la vie où les jours à venir sont bien moins nombreux que ceux déjà vécus. Le vieillissement, l’avancée vers la mort, représente ainsi un temps de bilan, de remise en question, mais aussi de quête de sens. Jacqueline et les autres se demandent ainsi pour quoi ils ont vécu, pour qui, et réalisent qu’ils n’ont pas osé faire tout ce qu’ils ont voulu, qu’ils ne s’en sont pas donnés la peine, la chance. Chacun éprouve des regrets, des remords, et se demande si, après tout, il n’est pas trop tard pour vivre encore d’autres aventures.

Beaucoup d’émotions m’ont submergé à la lecture de ce roman: doutes, espoir et désespoir, tristesse aussi, mais l’auteur a su faire passer toutes ces émotions avec une pudeur, une justesse, qui évitent de tomber dans le « mélodramatique ». Le petit plus de ce roman est qu’il est raconté par un papillon. Oui, je sais, ça peut paraître étrange, mais le fait que cela soit raconté par un être éphémère apporte un peu plus de poésie, de force même, au roman. Notre papillon raconte ainsi cette très belle histoire, aidé par les différents vents qu’il rencontre et qui l’aident à savoir ce qu’il se passe pour nos différents personnages, auxquels on ne peut que s’attacher.

Vous l’aurez compris, j’ai véritablement aimé d’amour (oui carrément!) ce roman très beau, très juste, très poétique, et j’ai très envie de découvrir les autres romans de son auteur. Caroline Vermalle a juste su décrire parfaitement les ressentis des personnages, à une période de la vie où chacun a besoin d’être au clair, et en paix, avec ce qu’il a vécu.

Doutes, secrets, révélations, questionnements, nos personnages traversent toutes ces épreuves, pour, ENFIN, finir par se trouver.

A LIRE ABSOLUMENT, FONCEZ!!! 9.16
L’île des beaux lendemains, de Caroline Vermalle

Éditions Pocket, 2013, 255 pages

Prix: 6,20 euros

Enders, de Lissa Price

9782221127612

Bonjour les zamis!!

Me revoici avec le second volet de « Starters » de Lissa Price: « Enders ». Sans plus attendre, en voici le résumé: « MESSAGE SPÉCIAL DU PDG DE PRIME DESTINATIONS À L’ATTENTION DES STARTERS :

LA LOCATION DE VOS CORPS A ÉTÉ INTERROMPUE.
MAIS N’OUBLIEZ PAS,
JE CONTRÔLE TOUJOURS VOTRE ESPRIT.

Je peux voir à travers vos yeux.
Vous forcer à dire ce que je veux.
Vous pousser à entrer dans n’importe quel lieu.

Alors, juste un petit conseil :
ne faites confiance à personne,
même pas à vous-même !

VOTRE VIE M’APPARTIENT. »

Dans ce second volet, grâce à Callie la « Banque des corps » a été détruite, aussi pourrait-on penser que tous les jeunes, les « starters » qui avaient « loué » leurs corps vont désormais pouvoir couler des jours heureux. Mais l’homme qui se cache derrière tout ceci, n’a pas dit son dernier mot, et compte bien encore, dans un nouveau lieu tenu secret, se servir de ceux qui ont autrefois prêté leurs corps, en les manipulant, grâce à une technologie dont il a le secret.

Sans trop en révéler, pour ceux qui aimeraient lire cette dystopie, je dirai que j’ai préféré ce second tome au premier. De mon point de vue, le premier servait à poser l’intrigue. On faisait connaissance avec les personnages (tout du moins une partie, comme d’autres apparaîtront dans le second volet), on rentrait tout doucement dans cet univers où les jeunes sans familles se retrouvent à la merci des plus âgés. Dans cette suite, les starters possédant une puce se retrouvent en danger, car celui qui se cache derrière la Banque des corps est encore libre, et a trouvé le moyen de se servir d’eux à distance pour accomplir ses méfaits. Callie se révèle être unique, puisque contrairement aux autres elle reste consciente lorsque quelqu’un prend possession de son corps.

Elle se retrouve alors en première ligne, décidant d’être active dans ce combat contre celui qu’on appelle « Le Vieux »,  cherchant, avec l’aide inattendue de quelqu’un impliqué de près dans toute cette affaire, à réunir ceux qui avaient prêté leurs corps, et qu’on nomme maintenant les « Métals » (à cause de la puce que la Banque des corps leur avait implanté). Les choses se précipitent, les révélations fusent. L’intrigue est vraiment très bien menée, et très intéressante. On a envie, tout comme Callie,  de savoir ENFIN le fin mot de l’histoire. On s’interroge, on s’indigne, on espère avec elle et ses acolytes. On vit cette histoire avec eux, et, je dois bien l’avouer, j’aurais aimé que ce second tome ne soit pas le dernier, parce que la fin du roman n’est pas vraiment la fin de l’histoire….

Vous l’aurez sans doute compris, cette dystopie vaut le coup d’être lue; elle est originale, unique, et les rebondissements et révélations sont vraiment intéressants. J’avoue avoir été surprise! Alors tous à vos bouquins!

Starters de Lissa Price

11861062Bonjour à tous!

Me revoici avec un nouvel article concernant un roman que je viens tout juste de terminer: Starters, de Lissa Price. Commençons par le résumé:

« Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix ! »

J’étais à la recherche de ce qu’on appelle une « dystopie », et j’avais trouvé sur le net pas mal de bonnes critiques concernant ce roman. Le thème de ce dernier m’a de suite paru très intéressant, et j’ai donc investi!

L’histoire est très originale, et l’univers, assez sombre, n’est pas sans en rappeler d’autres tel « Hunger Games », même si la thématique est complètement différente. Personnellement, j’ai bien aimé ce roman, et vais d’ailleurs très vite enchaîner sur le second tome: « Enders ». Sans trop en dévoiler, je dirai que l’intrigue, et son évolution, sont très intéressantes, et que ça change de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. On est assez vite pris dans l’histoire, et, bien entendu, on n’a pas envie de lâcher le livre tant qu’on ne sait pas exactement TOUT ce qui se trame. Qu’est-ce qui fait que le personnage principal, Callie, en est arrivée à être mêlée à une histoire de vengeance qui la dépasse? Qu’est-ce qui se cache derrière cette mystérieuse « Banque des corps », et qui la dirige?

Cependant, je dois bien avouer que, contrairement à d’autres romans, tel « Hunger games » par exemple dont je parlais un peu plus haut, où les personnages sont « aussi forts » que l’intrigue, dans « Starters » j’aurais tendance à dire que c’est l’intrigue qui prend le pas sur les personnages. Personnellement, je trouve que cette dernière est bien plus intéressante, et peut-être bien plus approfondie, que Callie par exemple, à laquelle je ne me suis pas du tout identifiée. C’est un peu comme si (enfin c’est mon sentiment perso’) l’histoire prévalait sur ceux qui la vivaient. Ça n’enlève rien, ou presque, au charme du roman, mais ça le rend peut-être…. Moins intense.

Aussi, je vous conseillerai de vous laisser tenter par cette histoire vraiment originale, avec une intrigue bien menée, mais tout en sachant que ce n’est pas forcément dans cette dernière que vous vous attacherez vraiment aux personnages. Alors, à vos bouquins!!

Eleanor&Park de Rainbow Rowell

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Pour ouvrir ce blog consacré à l’évasion, j’ai choisi de vous présenter un livre qui fut pour moi un réel coup de cœur.

En voici le résumé: « 1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là. »

J’avais lu sur le blog d’une amie son article concernant ce livre, et cela m’avait de suite donné envie de me le procurer. Cette histoire, relatant l’amour improbable entre deux adolescents qu’apparemment tout, ou presque, oppose, est d’une pureté, d’une beauté, d’une poésie, tout bonnement extra ordinaires.

Eleanor est une jeune femme qui a une vie compliquée, qui est compliquée, et qui ne nourrit aucun espoir concernant son avenir. Park, quant à lui, mène une vie tranquille, dans un cadre familial « normal », et tombe « par hasard » sur cette fille hors normes, avec laquelle il va, contre toute attente, se lier progressivement. C’est beau, c’est inattendu. On vit avec eux, nourrissant leurs espoirs, vivant leurs doutes, leurs peines, leurs interrogations. Les personnages sont ainsi très attachants, et accessibles.

La structure du livre, qui peut quelque peu désarçonnée au début, donne le point de vue, le vécu, des deux personnages. Ainsi, un chapitre peut alterner la vision de chacun, ou ne se consacrer qu’à l’un d’entre eux, tout dépend. Mais on se laisse très vite « happer » par l’histoire, suivant la vie quotidienne de chacun, bien différente (voir carrément opposée!), leurs « retrouvailles » quotidiennes dans le bus scolaire, où leur relation se construit petit à petit, où ils apprennent à « s’apprivoiser ». Avec eux, on se confronte à la dure réalité de la vie lycéenne, avec ses batailles, ses joies et ses peines.

Bref, vous l’aurez compris, ce roman ne vous laissera pas indifférent. Il vous touchera à bien des niveaux, vous fera vibrer, pleurer, vous indigner, espérer, et ce jusqu’à la toute dernière ligne. Ce roman fait désormais partie de mes lectures favorites, et j’espère que cet article vous aura, à vous aussi, donné envie de le découvrir!